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Les relations germano-soviétiques 1922-1941

Considérées séparément, les évolutions intérieures de l’Allemagne et de l’URSS depuis Rappallo (1922) jusqu’à leur entrée en guerre réciproque (1941) ne manquent pas de frapper par leur similitude. Ces deux États passent en effet par les mêmes phases de « restauration » interne dans l’immédiat après-guerre, de constitution de régimes autoritaires dans les années trente et, enfin, d’instauration d' »États de guerre ».


De même, leur situation très semblable dans le système des relations internationales à cette époque attire l’attention. De l’isolement dans lequel les grandes puissances les ont confinés après Versailles et après l’échec des armées « blanches », l’Allemagne et la Russie soviétique « réapparaissent » sur la scène internationale dans les années trente et y bouleversent l’équilibre instable né des traités de paix.


Que l’évolution interne et l’évolution de la politique extérieure de ces deux États aient influencé les changements intervenus dans leurs relations bilatérales, cela ne semble faire aucun doute! Les historiens s’accordent en général pour déterminer trois phases distinctes dans les rapports germano-soviétiques. Ces phases correspondent à celles que l’on peut observer dans les évolutions internes et externes respectives de ces deux pays.

Ainsi, l’isolement diplomatique et la « restauration » interne de ces deux États se traduisent, dans leurs rapports bilatéraux, par une collaboration intense et réciproque, tant sur le plan commercial que sur le plan industriel et militaire. Par contre, la phase suivante, pendant laquelle des régimes autoritaires, centralisés et policiers sont mis en place en Allemagne comme en Russie et pendant laquelle ces deux nations jouent un rôle en vue sur la scène internationale contre Versailles pour le premier et à la SDN pour le second, correspond à une période d’opposition de plus en plus marquée, d’escalade conflictuelle. Enfin, la troisième période des relations germano-soviétiques est à nouveau placée sous le signe de la coopération alors que l’un et l’autre s’organisent en « États de guerre » et conquièrent des territoires qui en font deux puissances hégémoniques en Europe.


Entre ces trois phases caractéristiques, il est encore possible de distinguer deux périodes plus courtes, deux moments de transition pendant lesquels les relations entre l’Allemagne et l’URSS passent de la coopération au conflit (1932-1934) et, inversement, du conflit à la coopération (1939).


Ces quelques considérations laissent déjà apparaître ce que serait une étude historique approfondie et traditionnelle des relations germano-soviétiques dans l’entre-deux-guerres. Ce n’était pas notre but. Nous avons au contraire tenté une approche nouvelle du sujet en utilisant un modèle de la théorie des jeux à deux acteurs. Pour cela, nous avons d’abord essayé de construire un modèle simple et facilement applicable à notre étude. Ce premier pas théorique nous a permis surtout de définir un certain nombre de paramètres déterminants qui nous ont servi à constituer une grille d’analyse et de recherche, de manière à mesurer l’évolution du pouvoir de négociation de chaque acteur.


Avec les résultats ainsi obtenus, nous avons enfin tenté de « faire fonctionner » le modèle en reconstituant les situations de jeu dans lesquelles se sont trouvées l’Allemagne et l’URSS aux moments cruciaux de leur histoire.

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Au moulin de Malleray

Le moulin de Malleray, localité du Jura bernois aujourd’hui intégrée à la commune de Valbirse, n’existe plus. Il n’en reste plus aucune trace dans le paysage du village ni dans la mémoire de la plupart des habitants. Seuls subsistent quelques documents, sur parchemin ou sur papier, et de rares illustrations pour situer sa position dans le village, sur l’ancien cours de la Birse, et pour comprendre le rôle crucial qu’il tenait dans l’économie. Parmi les premiers figurent une série de lettres de fief accordées par les princes-évêques de Bâle aux héritiers mâles d’une des branches de la famille Blanchard. L’étude de ces parchemins permet de mesurer l’importance de ce qu’on appelait aussi alors une “usine hydraulique” pour une communauté vivant essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Elle permet aussi de cerner les devoirs et obligations du meunier qui bénéficiait d’un monopole dans l’exercice de sa profession.
Le moulin de Malleray survécut aux révolutions française et industrielle. Devenu propriété de la famille Blanchard, il fut aménagé et transformé par elle au XIXe siècle pour répondre aux besoins nouveaux de l’économie locale et régionale. On en fit finalement un site industriel qui accueillit les premiers ateliers d’horlogerie et de mécanique du village. Avec l’aménagement du paysage alentour, imposé par l’arrivée du chemin de fer, la canalisation de la Birse et le tracé d’une nouvelle route, il ne resta bientôt plus du moulin de Malleray que le nom et le souvenir d’une époque révolue dans la mémoire de quelques-uns. Les premiers plans du village, puis les cartes topographiques fédérales suisse offrent un raccourci saisissant de cette évolution.

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Bienne au tournant

Bienne au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles Sommaire Introduction Entre l’Empire, la Suisse et la France De la Suisse vers la France Une ville de l’Évêché de Bâle en Suisse Singularités biennoises Introduction Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, l’histoire de l’Europe est marquée par une succession de guerres entre Etats, d’affrontements sociaux, […]

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Pierre-Pertuis

Une brève présentation de Pierre-Pertuis au moyen de deux dessins anciens (XVII-XVIIIe siècles)